SHISH KEBAK, c'est une révolution alimentaire née sur les comptoirs des cuisines du Kebak. Pas un projet de charité, pas un site de recettes de madame. Un acte politique. Un geste de résistance collective.
On croit que manger comme faut, c'est pas un luxe réservé aux colons du Plateau qui magasinent au Whole Foods. C'est un droit fondamental. Pis on va se le reprendre, une recette à la fois.
Toutes nos recettes sont 100% véganes, à moins de 5 piasses par portion, et préparées avec des ingrédients qu'on trouve au Maxi, au Super C, ou dans n'importe quelle épicerie de quartier. Pas besoin de robot culinaire hors de prix, pas besoin d'un diplôme de l'ITHQ. Si tu sais faire bouillir de l'eau, tu peux cuisiner nos recettes.
On mélange les classiques québécois réinventés avec les meilleurs plats des diasporas qui font vibrer Montréal — du Liban au Pérou en passant par Haïti, l'Inde et le Vietnam. Parce que la bouffe, c'est de la culture, c'est de la mémoire, c'est de la résistance, pis c'est de la fierté collective.
Pas de charité, pas de pitié — de la solidarité radicale. On partage nos connaissances pour que tout le monde mange bien.
Végane de conviction. Zéro exploitation animale. Parce que la cohérence éthique, c'est pas optionnel.
Toujours moins de 5$. Ingrédients disponibles partout. Pas de baboseries de cuisine hors de prix.
Cuisiner, c'est reprendre du pouvoir. Sur notre alimentation, sur notre corps, sur notre vie.
Nos recettes célèbrent les cultures du monde qui construisent le Kebak d'aujourd'hui.
On refuse d'enrichir les empires. Zéro multinationale impérialiste dans nos assiettes.
La réponse courte : parce qu'on ne doit pas lutter contre les oppressions en perpétuant d'autres.
Peter Singer l'articule clairement dans Animal Liberation (1975) : l'exploitation animale repose sur le spécisme — la même logique qui justifie le racisme, le sexisme et toutes les formes de domination basées sur des caractéristiques arbitraires. Si on s'oppose à l'exploitation des êtres capables de souffrir, on doit l'opposer partout. Y'a pas de cohérence à moitié.
L'industrie de la viande et des produits laitiers, c'est aussi une des plus grandes machines à pollution du monde — une machine qui affecte en premier les communautés les plus pauvres, les plus marginalisées, celles qui ont le moins contribué aux changements climatiques et qui en paient le plus fort prix.
Pis contrairement à ce que la propagande capitaliste veut te faire croire, manger végane c'est pas cher, c'est pas compliqué, pis c'est mauditment bon. Nos recettes le prouvent, une batch de lentilles à la fois.
La capacité à souffrir ne dépend pas d'une espèce. Elle dépend d'un système nerveux. Et cette capacité est la seule frontière éthique qui compte.
— Peter Singer, Animal Liberation, 1975Chaque fois que t'achètes un produit d'une multinationale, t'envoies de l'argent à un empire. C'est aussi simple pis aussi brutal que ça.
On fait de notre mieux pour boycotter les produits des États impérialistes et de leurs alliés actifs — les États-Unis, Israël, et tous les régimes qui perpétuent l'occupation, l'exploitation et la guerre contre les peuples. On boycotte aussi les multinationales qui les soutiennent, les financent ou profitent de leurs crimes.
C'est pas toujours possible d'être 100% cohérent dans le capitalisme. On vit dedans, pis y a pas de porte de sortie individuelle. L'important c'est la direction, pas la pureté. On fait notre mieux avec nos moyens. La perfection morale individuelle, c'est pas le but — c'est l'action collective qui change les choses.
Le nom, c'est un clin d'œil à la culture culinaire internationale dans toute sa splendeur métissée : le Basha à 5 piasses qu'on mange après une manif, le kebab de 3h du mat' sur Saint-Laurent, les saveurs du monde qui alimentent le tissu social de Montréal pis du Kebak depuis des décennies.
Kebak, c'est la façon d'écrire le nom original du territoire québécois avec un K — un clin d'œil aux Premières Nations accueillantes qui habitent ici depuis toujours, pis à la langue kébakoise qui a toujours fait ses propres règles. Parce que cette terre-là appartient à ses peuples, pas à ses (hostie d') colons.
Pis en plus, tout look mieux avec un K.
SHISH KEBAK, c'est un projet participatif. Toutes les recettes sont testées dans de vraies cuisines, avec de vrais budgets serrés, pas dans un studio photo avec un styliste alimentaire payé 80$ de l'heure. Si ça marche pas avec un poêlon ordinaire sur un vieux poêle électrique, on la publie pas.
Ce site ne génère aucun revenu. Pas de pubs, pas de commandites, pas d'affiliation. Aucun annonceur ne paie pour influencer nos recettes. Zéro cookie de tracking. Zéro GAFAM dans nos affaires. La bouffe appartient au peuple, pas aux algorithmes.
Toutes nos recettes sont libres d'utilisation. Partage-les, adapte-les, améliore-les, imprime-les sur des tracts. La connaissance culinaire appartient à tout le monde — pas question de mettre un copyright sur des savoirs populaires accumulés pendant des siècles.
T'as des recettes rebelles, véganes et cheap qui respectent nos critères? Rejoins la lutte. On bâtit ça collectivement, comme tout ce qui vaut la peine d'être bâti.
Bien manger, c'est un droit. Pis on va se le reprendre ensemble, une recette à la fois.
— SHISH KEBAK, Kebak, 2026